L’histoire n’est pas aussi simple qu’elle y parait, mais voici comment elle a été présentée dans le Daily Mail.
Comme cela arrive souvent dans la nature, de jeunes guépards (ou tout autres jeunes prédateurs) doivent apprendre à chasser, à attraper une proie et à la tuer. La plupart du temps, cela se fait très vite (pensez donc comment les oiseaux apprennent essentiellement à voler au premier essai). Mais les guépards sont connus comme prenant un peu plus de temps que d’autres. Et on a parfois l’impression que les jeunes jouent avec leur proie.
Le Daily Mail a simplement oublié de fournir la véritable fin de l’histoire : le bébé impala n’a pas quitté les lieux vivant. Cela peut arriver -rarement- mais il a fini tué et mangé comme cela était prévisible.
Les photos ont été prises par Christine et Michel Denis-Huot, clairement parmi les meilleurs photographes animaliers en France (Christine a aussi l’habitude de guider des safaris photo en Afrique, vous pourrez trouver plus d’information sur leur site web).
Note : Les impalas sont vraiment le garde-manger le plus courant pour les guépards, sans doute à cause de leur petite taille et de leur grand nombre dans l’Afrique de l’Est et du Sud.
Le Snow Leopard Trust organise de nombreux travaux scientifiques relatifs aux léopards des neiges. En Inde, Rishi Sharma pilote un programme de pièges photographiques qui ont produit de superbes images de léopards des neiges.
Le lion de l’Atlas, parfois aussi nommé lion de Barbarie, Panthera leo leo, est cette sous-espèce de lions africains qui habitait les montagnes de l’Atlas (Maroc, Algérie, principalement). Il est maintenant totalement disparu en dehors de quelques zoos. Mais cela semble bien avoir été un superbe animal comme on n’en rencontre plus souvent.
En hommage, j’ai voulu vous offrir quelques unes des plus belles images que j’ai pu trouver sur le web.
On sait peu de chose de cette espèce proche de la panthère nébuleuse qu’est le léopard tacheté de Bornéo, mais une équipe scientifique vient d’en surprendre un dans la Dermakot Forest Reserve en Malaysie. L’équipe a pu le filmer alors que c’est normalement un animal très farouche qui ne se laisse guère approcher.
Il semble que cette région recèle un nombre relativement grand de félins. Un endroit où ils sont encore protégés par l’absence de l’homme, mais pour combien de temps ?
La nouvelle espèce a été découverte à Bornéo et le photographe a été très heureux : il peut rapporter une photo de toute la famille où l’on reconnaît bien les différences sexuelles et le pelage des juvéniles.
La morale : il vaut mieux savoir que les tigres ne grimpent pas aux arbres (cela aurait posé un bien plus gros problème au singe s’il avait cherché noise à des léopards).
Ce scan de la couverture d’un livre pour enfants provient d’une délicieuse collection remontant à la période entre 1860 et les années 1920 dans un livre de compilation : ‘From Mother Goose to Dr Seuss: Children’s Book Covers 1860-1960‘ par H Darling, 1999.
On y trouve d’autres couvertures (mais sans beaucoup plus de félins) à découvrir sur Flickr et sur Bibliodyssey.
On a tendance à penser qu’un pays riche en faune sauvage comme le Kenya est quasiment à l’abri de la disparition d’un animal aussi emblématique que le lion. Ce n’est peut-être pas si sûr.
Selon le Kenya Wildlife Service (KWS), les lions sauvages du pays disparaissent à grande vitesse : 100 lions de moins chaque année depuis 10 ans. Mais il n’en reste plus que 2000. Le dernier lion kenyan mourrait donc dans 20 ans.
Mais Laurence Frank, biologiste au groupement de protection des grands félins, Panthera, pense que l’estimation reste trop basse et que le dernier lion au Kenya n’en a plus que pour 10 ans !
La pression qu’applique la population humaine sur l’éco-système sauvage du Kenya semble déjà considérable et cela s’ajoute tout simplement à un trafic petit (mais mesurable).
Alors, votre safari au Kenya cette année sera peut-être la dernière occasion de voir le roi des animaux.